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Et si on choisissait sa famille ?

  • 7 juin
  • 2 min de lecture

“On dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant… mais personne n’a dit qu’on devait garder tous les habitants.”

Quand on est une famille queer, on apprend très vite un truc :

faire un enfant, ce n’est pas juste construire une famille.

C’est aussi choisir dans quel monde on le fait grandir.

Parce que soyons honnêtes : nos enfants arrivent dans une société encore très hétéro et très normée.

Et notre entourage ? Il n’est pas toujours prêt.

Parfois oui… parfois pas du tout.

Et parfois le plus violent, c’est le fameux :

“Moi je suis contre… mais pour toi, ça va.” Merci, mais non merci.

Alors moi, je crois à la famille choisie.

Pas juste en théorie. En vrai.

Les parrains, marraines ? Pourquoi s’arrêter à deux ?

Un parrain, trois marraines, une “parraine”, zéro baptême, baptême laïc… faites ce que vous voulez.

Le but, c’est pas la tradition.

Le but, c’est : qui sera là pour aimer et protéger cet enfant ?

Et pareil pour les grands-parents.

Oui, on peut aussi choisir ses grands-parents de cœur.

Mes filles ont deux grands-mères… et une troisième, qu’elles voient toutes les semaines. Pas par le sang. Par l’amour.

Et franchement, pourquoi continuer à subir des Noëls avec des gens qui lâchent des remarques homophobes, racistes ou grossophobes entre la bûche et le champagne ?

Pourquoi s’infliger ça… au nom de la famille ?

Écarter certaines personnes, ce n’est pas détruire une famille.

C’est faire de la place pour une meilleure.

Et le message qu’on transmet à nos enfants, il est immense :

ta famille est belle, elle mérite le respect, et tu n’as jamais à garder dans ta vie des gens qui te blessent.



 
 
 

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