Allaitement induit, vous connaissiez ?
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Allaitement du bébé : qui peut et souhaite le faire ?
Si l’allaitement du nouveau-né est, dans l’inconscient collectif, attribué uniquement aux femmes cisgenres qui ont porté leur enfant, il est pourtant possible pour d’autres parents de se lancer dans cette aventure grâce à la lactation induite.
Qui peut allaiter ?
Les femmes cisgenres ou hommes transgenres qui portent leur enfant,
les femmes cisgenres ou hommes transgenres qui adoptent un enfant,
les femmes cisgenres ou hommes transgenres qui ont recours à une GPA,
les femmes cisgenres ou hommes transgenres qui ont recours à une PMA et ne portent pas leur enfant,
les femmes transgenres.
En bref, il faut que la personne souhaitant allaiter ait une glande mammaire !
Comment ça marche ?
Concrètement, on fait croire au corps de la personne souhaitant allaiter qu’elle est enceinte. Et les hormones ont un rôle majeur. Différentes techniques peuvent être utilisées, comme la prise d’une pilule contraceptive pour augmenter son taux d’oestrogène et de progestérone plusieurs semaines avant la naissance du bébé, ainsi qu’une stimulation de la succion (à l’aide d’un tire-lait ou manuellement).
Lorsque la première montée de lait arrive, on continue de stimuler la production afin qu’elle arrive à un niveau suffisant pour nourrir le bébé.
Quels sont les avantages ?
Certaines personnes se tournent vers cette technique qui peut permettre, entre autres :
de partager l’expérience physique autour de l’arrivée d’un enfant. Par exemple dans le cas d’un couple de femmes lesbiennes cisgenres, l’une porte le bébé, l’autre peut l’allaiter,
d’allaiter de manière exclusive avec du lait humain son enfant (les deux mères peuvent toutes les deux allaiter),
d’allaiter son enfant qu’on a adopté,
etc.
Est-ce que ça marche à tous les coups ?
Si l’allaitement induit se fait connaître et que de plus en plus de personnes tentent l’expérience, la mise en place de cette technique pour nourrir son enfant n’est pas anodine ni toujours un succès. Tout comme une femme cisgenre ayant porté son bébé pourrait ne finalement pas trouver dans l’allaitement l’expérience recherchée ou rencontrer des difficultés physiques et/ou émotionnelles dans ces moments, une personne expérimentant l’allaitement induit peut aussi être déçue, changer d’avis ou rencontrer des obstacles :
une production de lait insuffisante,
une difficulté sur le lien d’attachement à son enfant,
la fatigue,
le découragement,
etc.
A contrario, d’autres y trouveront exactement ce qu’elles recherchaient : un lien physique très fort avec leur enfant, un allaitement apaisé, un équilibre trouvé pour le couple parental !
Par qui se faire accompagner ?
Si vous souhaitez tenter cette expérience, l’idéal reste de se faire accompagner par un·e professionnel·le : conseiller·ère en lactation, doula, sage-femme, gynécologue… et de ne prendre aucun traitement sans avis médical.
Explorez les possibilités le plus en amont possible pour être préparé·e. Comme tous les autres aspects de la parentalité, n’oubliez pas : il y a ce qu’on souhaite, ce qu’on projette, ce que l’on veut contrôler, et il y a le parent qu’on sera à l’instant T, des corps qui réagissent différemment à la fatigue, les hormones, les hauts et les bas, les émotions variables avant et après l’arrivée du bébé.
La meilleure solution est de poser ses intentions, de s’en donner les moyens, mais surtout de relativiser et d’accepter autant que possible la réalité ensuite, quelle qu’elle soit !
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